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' PATROLOGIA ORIENTALIS TOMUS VICESIMUS QUINTUS

• Ht, 'f It. GIUFFIN PATROLOGIA ORIENTALIS TOMUS VICESIMUS QUINTUS I. — Maurice BRIERE. Li:s Homiliae Cathedrales Di-; Severe ü'Antioche. Home Urs XC1 ä XCV/II. II. - O. H. E. BURMESTER. Ei Lectionnaire de l.a Semaine Sainte (Suite). III. — Jean EllCEE. EüCHOLOGlüM SlNAlTICUM (Su/'/r). IV. — Mal kick BRIERE. Lj;s Homiliae Cathedrales de Severe d'Antioche. Hpme- Urs CIY ä CA//. PARIS FIRM1N-DIÜOT ET C", IMPR1MEURS-ED1TEURS LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 1943

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LES HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D'ANTIOCHE TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE (HOMELIES XCI A XCVIlIj path. on. — t. xxv. — [-. l.

LES HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE DANTIOCHE TRADUCTION SYRIAQÜE DE JACQUES D'ßDESSE (suite) HOMELIES XCI A XGVIII EDITEES ET TRADUITES EN FRANCAIS PAP. MAURICE BRIERE

NIHIL OBSTAT Parisiis, die decima quinta martii 1935. I! tili AITIN I'KRMIS D'IMI'HIMKM Paris, le 15 mars 1935. V. DUPIN \ ic. gön.

WKRTISSKMENT Des homelies XCI ä XCVIII de Severe d'Antioche, que nous publions d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse, seuls quelques frag- raents grecs de l'homelie XCIV out ete edites et traduits par F. Nau dans un article intitule : Quelques nouveaux textes grecs de Severe d'Antioche, ä Foccasion d'une recente publicaiion, Revue de VOrient chretien, t. XXVII, pp. 23-30. Avec Thomelie XCI se termine le manuscrit du Vatican Sir. u° 141, dont les derniers feuillets particulierement sont en tres mauvais etat. Par suite, pour etablir le texte syriaque, nous ne disposons plus que du manuscrit du British Museum Add. 12 löO, dont le troisieme volume commence precise- ment par l'liomelie XCI. JV. B. — La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de P.O., t. XXIII, fasc. 1.

L = British Museum AdJ. 12 159. V : Vatican n° 141.

III ^ • • !. fol. 198 i-" ;i

'.•Ua»Q^t vOJoi pö-^J; ^)o^« , «vt.. V La\o V fol. 211 i b. L fol. 198 JJL~o |ifx.*^o oöi jjlia... la\ jjüiuboo :J.s»ot; vo.jSi Jj^JS. J-iöp tjL»j VlSJjl^o Jt-~io -.jt-oj^oo (lajoü laju»t^ 'oöi 5^,3 ^_iOj oöt •. ^-.v^^---01-^ ? vO-»°t -3/ lio^^io .oiV^.£o|J c*\ öu.iLZi^.J >X^; och —X^ixio +3 o)L\.x*i-^o ioot^ aou n m/o -.oi^-5 jpw^>Jlo voioijJ o.äj -.J.iaioi oiloX jooi v-^/ ' •.OU^_^0d/ yOioiJJ ^OU^S_a/o ."^..JV^O.,/} JN.JlQ.13 öt^s ,_«.bJ^ )io_^ ^.äol LaiaJ •.saLCDolKio +3 yoiot/o .oiV.i ip^».^]J ^oi.. I -i^o 1. V l3aßm-3/. _ 2. V U'i\imiW — 3. L I (sie). — i. L ^:=^»v * HOMELIE XGr Sir Athanase le Grand, confesseuk, eveque de la grande ville d'Alexan- DBIE 2 ET CONTRE LES AMATEURS DES SPECTACLES DES JEIX (iy«v) OlYM- piques r'OXuiAicfa). 5 Dans la Loi (vops) qui a ete dounee par Moise, le Dieu de l'univers ordonnait que, lorsque le graud pretre (äp-^ieps-is) finissait la vie d'ici-bas et partait pour l'heritage excellent et la vie qui est annoncee, celui qui, apres lui, etait appele ä la diguite de grand pretre, aussitöt et sur l'heure, alors que le trepasse etait depouille (de ses vetements), revetit sa robe (ctoa-a i" meme. C'est pourquoi il disait egalement * ä Moise : Prends Aaron et Eleazar, 'Vfoi.an son ßls, et fais-le monier sur la montagne de Hör en presence de toute l'atsemblee d'Israel; depouille Aaron de sa rohe (ozo\r t ) et revSts-en Eleazar, son ßls; et, lorsqu'Aaron sera reeueilli, qu'il meare In'. 1. I.es homölies XCI ä XCVIII ont ete prononeees pendant la qualrieme annee du ponlifical de S6vere, du 1" mai .">1<; au mois d'oclobre de la meine annöe. — 2. Litt. : « Des Alexandrlns ». — :!. Nombres (LXX), \x. 25-26.

8 SI \ ERE DANT IOC. II F.. [452] *2L^J; )jLi-/ )J/ .JoOlll JoOt ,.11^3 1-1»—/ y^ V? *s-$*-i> jJo -.^-»J ];Ot l^o^i . U^^o-k io.\, IL',' l_i_iLo >a,a,j; oöv\ *°!J! -LJ »-^o_co< -,oioV-.)-3 .)loil^^io.\ öi\ \.&) )t-L-o jl^;^ ^oiaio,-o; oöi oi^a^; oöi y_/ JK^:jcl3o oöi i-sts»rcoj ,_~ JJ/ ')) .'^m o.\o .öi-.l^-»/j ^t^-jol ),_- JIojoo »s/; jn.) loci _otoK..|' |-^^i Loa^ao ,1~iom .jlo I *yXS s.£^£>^io jJi ^.cx-s .yotiaio» 5 ^..»/o .-vl*..'.oo )ocx «-«; oöi; <^oto",:.a^.s ^_». joou; -»öl . fX~«..io yoy^&i oöt; *Jo—,Kjo )>—,)Su JL^_2>oo ) ulSü nv^ I-sc^m **»; .•Jj/ Jl,Vl'tao )..2>j OÖI sflDO_fcÄ)|.j)l/; ^iö OP'POM .Jj/ »-a^*/ "^s-OOl JjLiO )_^_^i_i. JlaN. mvt jlV^o^a^; ^öt oöi; JK..000 In» »j ^_; jL^co/ ^_io . •J,aö . -\\ ^XJJa )V).xj5o j_^^-s; ^<^.*/ )nm v> yOJÖi >-•/; ^«'i o*/ .^.K—'/ u Vlbl.2HOO|! )_L—Ol W.OIQ.JL—JJ? )-m.\Ö_Q.\ .-^-^MÖtK-iO ) K-.K.fc.a, ?>» ^./ |k .y«w. !•>,. yooiS. JloVa^flo jx^.~o .)ts^io_i K_aJ^,7 ^^owso .-^l^ö.17 JjÖO JL*5 jjot^o ^.io JJ y/ ^/; v^öt .)j*la*.\ J;oi woi ^ Jooil i-*^ &l Jo^-*/ 1. \' l'wo. - 2. V ta»«i; (sie . Ce n'est pas pour autre chose qu'il ordonnait que cela eut lieu, si cc n'est pour nous enseigner par le fait nmme qu'il faul que celui qui suit et vient le second ä une Charge (soit), par la conduite et par Ia parole, comme s'il nvt'lait tont mtier celui qui (etait) avant lui et qu'il tisse avec joie la memo perfection, en sorte que la prßtrise aussi paraisse etre unc et (que) celui qui . l'exerce ae semble pas etre plusieur.s, mais im seid, eu ce qu'il n'est pas bariole de mechancete. Gelui-ci etait un verkable 6loge iV-'/jo: de celui qui 6tait mort auparavant, (lequel eloge consistait) en ce qu'il serait vivaut par les ceuvres de celui qui etait vivant et restait et (qu')il serait vu et montre aiusi que par une image animde et raisonnable. n> Que ferai-je donc, moi, qui d'une part celebre la commemuraison d'Atha- nase le Grand, (et qui) d'autre part suis nu de sa robe (gtoXtj) de grand prrtre, laquelle se reconnait par les vertus? Est-rce qu'il laut que, comme ces pauvres qui, dans los assemble.es et dans les fötes, demandent des Vfoi.2n vötements et se parent des (biens) d'autrui aiusi * que de (biens) pro- 15 pres, je me revete des eloges (x/io;) des triomphes spirituels de ce grand [in'tre et m'orne de ceux-ci par la parole et (que) je les montre en place des actions? Ceci meine, en cfTet, serait aussi pour nous un prolit, (ä savoir) que, möme si nous ne rougissions pas d'autre chose, du moins (tu*?) cepon-

Lfol. 198 [° b. [453] HOMELIE XCI. 9 sAjüc; V-^v oöt .lot-aü ^-»fM ; ^-? J^ö y° .^°°U $ l '.yV-4 / väjo^osJj)!/; JjVcJi ^o .-Jj^olfcoo. JJo j.i» Jjbo-, ^o; ^.-./o .-Aoa*-o7 H'<^/ K^iö, oö» j».vi .. oKjl/ .JJ^öCSs jbä, ^isot JHo fcoLÜ-^ va^j7 .Jjoi .•'ya—Jlj U-*"! I^oaau- ax..=>o .-o^-o J_i_^:m i.o', .m .. a3i/ .yCiaA ^04 J-~jo/;o :jbo_flD;o f»**^! y^\ V-^ )kv> n ..; . jfto.^3 Jbo_co o^lo o^ .JjLSÜ^a- vOi^io^ Jj/ ^o'J-ä> .^o^ojl jJ»o J_ö£Ss yOJot U-~;o -J^K.*.» ' v b. • ) 1a\ so oot :j_Oo och :J^» J-iöiO a_» oöi :J.joi i>-.^ J-iot :^do-^ä>|jJL/ M.jl-^jl3 yoi^o yNwN; oöi :J»|A> J.iJLfcö>fcoo K»*3 0/ j^in-^Ja.,^/ oöi 1. v ,A«l». — 2. V l'WU- dant (nous rougissions) de 110s * propres paroles; car celui qui fait l'eloge »Lfol. 198 de la perfection, tardivement parfois, en vient meme ä la pratiqüer. Gependant, pour moi, c'est une grande chose que de satisfaire vos oreilles. Lorsque j'aurai place un vase de petite capacite et que je l'aurai 5 rempli des heureux succes (xa-ropöwaa ) d'Athanase, ainsi que d'une mer grande et immense, c'est avec la Sagesse, qui sait bien meder une bois- son de ce genre, que je crierai ces expressions memes des paroles divines : Buvez du ein que j'ai mile pour vous, quittez la stupidite et vivez, cherchez la Sagesse pour uivre, et pur la science redressez l'intelligence* . C'est l'ensei- 10 gnement, en eflet, veritablement de la sagesse, de l'intelligence, de la voie future et de la vie divine et sans fin, que je mets devant vous, non pas pour (faire) un panegyrique (x\e'o?) — car quelle est aussi la parole qui parvient ä s'exprimer comme il faut?— mais pour (presenter) un simple recit * seule- fVfol.2H v° b. ment. 15 Atlianase"— car c'est celui-lä — le grand pontife (ap^ispetj«), le pasteur, le docteur, 1'aywvtcTfl's, c'est-ä-dire le lutteur, pour la verite. qui possede ä la fois tous ces (titres) comme un seul et (qui) a fait preuve de chaeun d'eux 1. Prov. (LXX), ix, 5-6. — 2. Snr saint Alhanase, voir VHistoire eccUsiaslique de Barhadbesabba, P.O.. t. XXIII. pp. 223-234.

10 SKV KHK. D'ANTIOCHE. [454] y^.1 :öu.o^ £v-j.*l.i J—LOoi ^..ou-io )»— "^a^o :),.-J^.» y.*\ CH.V K-/ ) , ff»;n) y^\ +2 -Jod JN-.l.fcO0 \))y.=>1 J-\ )J.QJ(Ha lo*_.i loS. 'JioVpw» Jooi Lcoilfcoo jho'Kjü yoz+a.i )^^^.JÖ^^ ^-^ousi w.c* .J-o'o^v ,_3; .J»oi y-./»j .vfo^ J.'t^~-I Jk-0-.k.b. j^t^ J^-^2" "*/ 'Ja»« ^-ioi ) N. P ^t J^','1 V»t-o ^3 : ' oik.,soo o mJls vQJÖt J-«^4 :Jfcooa.o_s \\^x -oioK«,/ ^ ) y> -<'$ .^»oto—V-^o./ |jöi3 «*«io JjQ r>m *,a/ -.oooi > »N^litbo J_oq..jl:s 1.198 JiA^oj ^o; :Jfc^.o£Sx jlo^^^s-S; J-l-».t-=> ^»! va^\J-*> i \. .mm •> ) nm '°> -> 10 r fol.2l2^»j vaJÖi\ :Joot ^a-^a- : *> J.*-«JLo J-^4 ^r° V* v?-"*^ -.N*^-alo J-sloio 1.

v" a V 1 y wLa»ao. d'une maniere si superieure qu'il passerait pour etre riche de lui seul ei exceller en celui-ci plus que dans les autres, etait porte mystiquement vers Ie pontilicat des les langes memes, alors qu'il se nourrissait, corame d'une nourriture commune, d'etre promu d'avance dans les (ordres) sacrös. C'estde lä qu'est descendue jusqu'ä nous egalement une ancienue anecdote s de ce genre. Lorsqu'il etait petit enfant par l'age, comme les enfants de son äge s'amusaient devant les portes d'une maison, sur une place, ils le consa- crcrent eveque et pontife (ap^tepeu?). Car la toute premiere enfance ' aime a crcer tout d'un coup, la plupart du temps, meine un roi et a imiter aussi les actions les plus grandes, selon ce qui vient aux mouvements de l'esprit. 10 Et, lorsqu'en verite, par suite d'une decision enfantine, ou plutöt (u.Sllov 8i) Lfol 198 par suite d'un jugement * de la Providence divine, qui de loin donne le premier tnouvement aux plus grandes (plantest par le moyen de semences • Vfoi.212 tres petites, Athanase eut recu la premiere * place (wpwToxaöt^pia), il etablissait, parmi les enfants, ceux-ci d'une part pretres et ceux-la d'autre part diacres, iä et il imitait, autant qu'il etait possible, le reste de la hierarchie (>x;i«) de l'Eglise. 1. I.iii. a La pelite enfance <le L'enfance ».

[455] I10MKUE XCI. 11 Jjoo jl..» oöi ^cdoV^3; ou,jo; 'Joot ^o'J-ß; oöi )oo« —otok^./ ^*; J^ca^. fts^JLjPO '»SO -OOI ^.ÖCH ' )Lfcia»K*)^l J.*\ ts-J-IOÜ ^.^Ol Oli; OÖI .-jjOiÄO K_)oCSso K_.Ji_3u~ ; - - V^o7 )t-t-* t-*^-»! ^-° -Ol °l -"-ooi ^-^ofcÜLio . -j/lt oöi 'vasoi^j) cqjSs J-oo-ilS. >n°i i ^.j ^o .^iajiVtoo w.oot w^o'^Lo 5 J-^4; -öl J^jlnKa/ ^'SO.o :Jooi ^^-/ 'J_.V,-iJ-cqjl$Xi JK.ju.,_o jLpo vJDOJoikX oiA )ooi K-./; -öti -ota^-iw kiV^.i JK-jow y°r±o ji_o li-s *3 -.V-a.^ » >o ,j •.s£oo-^cd)j)1/; 4 )fts.«fflö i,?» ^\oi ^oc* ^.^tSJLio t-*-^v )J :)laa.*w. \a^_. ^oo .)pJ^mvt; -öi ötJ^-/ Uio; -Joot "^J-LiLioo .^cuo ;*—|U/ jotSs ^«'iv ..oil^i>;l Vl--o./ l^.joiS>s v-^- -ooi vPwKäÜO» ^-^oi N!^o 10 JjL.t^ua^oi^oj vQJÖi J-«^.^ )cls- u»a^^o|j)ljJo .J-ul^^a/ -öi ÖI..K../ jjj»> jooi L^POO ,vOO|^ JOOI ^—

)^^=> °->^0 '.\ « '** >-/ l°OI )^-*-*>^0 OUiO 000|*Vfol.21 JLaCLS ^D .JjU^I Lu^ ^.K_JO )fcs^>V^° )^ .»**»< —Öl jKw^sU yOOi^ )oO| JI^-.JiL-/ ^.\oi Jla3u.iL. ^20 .ya^äNj; f3^/ J.iÄiCL.|_SO J-CS^-S JK.-ÖCSN yo^Loo \oouio ,_~ *^vi\ )ooi V^JJ ,Ji .-K_.Jjj)?o 'K_t3a.aoaL^A3 vOi^ts.,! l. i, Ui^.£»L=« (sii- . — 2. V >£oo'4a»i^ — 3. V U'ij«^Sm- — 4. LV in margine : !&*•"»»• - 5. V k»la9m»a>>»3 (sie). Or le jour präsent, oü cela avait lieu par amusement d'une maniere sacree et se faisait dune maniere enfantine, ou — ce que je dirai avec plus de verite— etait marque d'avance d'une maniere virile et divine, etait la com- memoraison de Pierre, le pontife (äp^igpwJ?) et le martvr. Lorsqu'Alexan- 5 dre, qui oecupait alors le tröne (Opovo;) de la sainte Eglise d'Alexandrie \ sortit sur la place et passa ä cöte de l'amusement des enfants, apres qu'il lui fut arrive une parole sacree dont il se preoecupait — car ces enfan- tillages d'Athanase n'etaient pas une plaisanterie (poflr lni) — mu par Dieu, il s'arreta et

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